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Création 2018

Le grand théâtre d’Oklahama

Co-mise en scène & adaptation librement inspirée des oeuvres de Kafka et Madeleine Louarn & Jean-François Auguste /  Dramaturgie Pierre Chevallier / Chorégraphie Agnieszka Ryszkiewicz / Création musicale  Julien Perraudeau  et les comédiens de l’atelier Catalyse Tristan Cantin, Manon Carpentier, Guillaume DrouadaineChristian LizetChristelle PodeurJean-Claude PouliquenSylvain Robic/ Accompagnement pédagogique Erwanna Prigent  et Mariwenn Guernic/ Scénographie Hélène Delprat / lumières Mana Gautier /Régisseur général Thierry Lacroix / Régisseur son Cyrille Lebourgeois / Costumes Claire Raison / Couturiers Yolande Autin, Ludivine Mathieu, Magali Perrin Toinin, Armando Sanchez Sanchez
Coproductions : MC 93- Maison de la culture de la Seine Saint Denis, Le Quartz – Scène nationale de Brest, Théâtre National de Bretagne – Centre Européen Théâtral et Chorégraphique,
MC2 – Scène Nationale de Grenoble, Centre Dramatique National de Besançon Franche-Comté, Théâtre du Pays de Morlaix – Scène de territoire, Compagnie For Happy People and co, Théâtre de l’Entresort, L’ ESAT des Genêts d’or.
Productions déléguées Théâtre de l’Entresort et La Compagnie For Happy People and co
Subventionné par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Régional d’Ile de France, le Conseil Départemental du FinistèreMorlaix Communauté et la Ville de Morlaix

Il y a dix ans, Alice, ou le monde des merveilles marquait la première co-mise en scène des acteurs de Catalyse par Madeleine Louarn et Jean-François Auguste. Depuis les collaborations artistiques se sont poursuivies, sur L’Empereur de Chine en 2010, Les Oiseaux en 2012, et plus récemment en 2016 sur Ludwig, un roi sur la Lune.

L’oeuvre de Kafka est dense et a pris de nombreuses formes : nouvelles, journal, romans, correspondance…Un ensemble non-théâtrale, mais à la théâtralité très riche. Plusieurs fils nous intéressent particulièrement, et nous permettent de nous orienter à l’intérieur de l’oeuvre.

Gilles Deleuze, Félix Guattari : «Dans l’oeuvre de Kafka] on entrera par n’importe quel bout, aucun ne vaut mieux que l’autre, aucune entrée n’a de privilège, même si c’est presque une impasse, un étroit boyau, un siphon, etc. On cherchera seulement avec quels autres points se connecte celui par lequel on entre, par quels carrefours et galeries on passe pour connecter deux points, quelle est la carte du rhizome, et comment elle se modifierait immédiatement si l’on entrait par un autre point. Le principe des entrées multiples empêche seul l’introduction de l’ennemi, le Signifiant, et les tentatives pour interpréter une œuvre qui ne se propose en fait qu’à l’expérimentation.»

Si nous disons prendre Kafka comme matière première, sans présager de la forme finale, c’est que nous voulons créer au plus près des acteurs. Chercher les points de correspondance et d’accroche, les points d’intérêt, de rejet…Ce qui les touche et ce qu’ils veulent dire ou défendre avec cette œuvre. Et les endroits où Kafka et Catalyse peuvent se confondre.

La langue de Kafka sera présente en tant que telle, mais retravaillée par un auteur familier des acteurs de Catalyse : Frédéric Vossier. Cette réécriture est importante, car la langue de Kafka, narrative, descriptive, se prête parfois peu à l’oralité et au jeu particulier des acteurs de Catalyse.

Walter Benjamin : « Toute l’œuvre de Kafka constitue un code de gestes dont la signification symbolique n’est pas immédiatement déterminée pour lui mais qui reçoivent une telle signification des contextes toujours nouveaux et des dispositifs expérimentaux toujours nouveaux dans lesquels ils sont pris. »

La sensation physique, l’aspect concret et réel de l’action au plateau seront essentiels.Il s’agit d’agir poétiquement dans l’espace et le travail chorégraphique et performatif va être central.

Kafka voit le corps dans ses détails, une main qui frôle, une pomme que l’on mange, la tête penchée, le pied lourd de K dans la neige, le pied dansant de la jeune fille au bras d’un homme. Il décrit des scènes étranges, des corps constamment en déséquilibre, des duo d’individus qui ne peuvent se déplacer l’un sans l’autre…Le travail chorégraphique va être essentiel pour aborder cette question. Mené par Agnieska Ryszkiewicz, ce travail continue celui commencé avec elle durant la dernière création de la compagnie, Ludwig, un roi sur la Lune.

L’attention de Kafka aux détails est aussi sonore. Julien Perraudeau, autre compagnon durant la création de Ludwig, un roi sur la Lune, sera présent et travaillera à la composition d’une bande sonore à partir de bruits concrets.

72ème édition du Festival d’Avignon – L’Autre Scène / Vedène
– samedi 7 juillet à 15h
– dimanche 8 juillet à 15h
– mardi 10 juillet à 15h
– mercredi 11 juillet à 15h
– jeudi 12 juillet à 15h

Saison 18/19

au Théâtre National de Bretagne – Centre Européen théâtral et chorégraphique
– jeudi 4 octobre
– vendredi 5 octobre
– samedi 6 octobre
– mardi 9 octobre
– mercredi 10 octobre
– jeudi 11 octobre

à la MC93 – Maison de la culture de Seine Saint-Denis à Bobigny
– jeudi 31 janvier
– vendredi 1 février
– samedi 2 février
– dimanche 3 février
– mardi 5 février
– mercredi 6 février
– jeudi 7 février
– vendredi 8 février

à la Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne-La-Vallée
– mercredi 13 février à 20h45

Le Quartz – Scène Nationale de Brest
– mercredi 20 mars
– jeudi 21 mars

Saison 19/20 (en cours)

à la MC2 – Scène Nationale de Grenoble,
au Centre Dramatique National Besançon  Franche-Comté
à La Criée – Scène nationale de Marseille
au Théâtre du pays de Morlaix – Scène de territoire pour le 
théâtre

 

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